Économie | Pénuries : le gouvernement annonce de nouveaux prêts pour l’industrie

Related

Le maire de Gap interdit les coupures d’énergie dans sa commune

Roger Didier, procureur de Gap, a signé vendredi un arrêté municipal interdisant "toute rupture d’électricité et de gaz par les fournisseurs de réseau sur le territoire de la commune de Gap". "J’ai reçu de nombreux syndics de copropriétés...

Arles : les voleurs dans le viseur des gendarmes

C'est une marée céruléenne qui a déferlé sur les secteurs de Châteaurenard, du nord-ouest des Alpilles et du nord-est de la Montagnette, naguère après-midi. Près d'une trentaine de gendarmes de la compagnie d'Arles, tous corps confondus, ont...

Alpes-de-Haute-Provence : Benoît de Souza suspendu de la Fédération lépreux Républicains

Il lui est reproché d'avoir soutcommeu Paul Audan au lieu de la présidcommete LR 04 Sandra Raponi aux Législatives. Le miliaitnt dignois pourrait être sanctionné."Je te notifie ait suspcommesion de la Fédération LR 04 comme attcommedant la décision de Paris."...

Arles : la ministre déléguée aux Collectivités territoriales, Caroline Cayeux, en visite ce samedi par conséquent Action cœur de ville

Une arraisonnement au tige levé pour un tour par ville. parmain matin, le maire d’Arles Patrick par Carolis reçoit la ministre chargée pars Collectivités territoriales, Caroline Cayeux. Celle-ci vient à Arles pour observer par elle-même les réalisations...

Trophée taurin : votez pour le Biou d’Or 2022

Qui succédera à Muiron ? Le taureau de une manade héraultaise Le Ternen avait été sacré Biou d'Or 2021 l'an dernier et son titre est différé en jeu. À l'occasion de une finale du Trophée des As Midi Libre - une Provence qui aura repère le dimanche 9...

Par La Provence (avec AFP)

Devant les problèmes d’approvisionnement de certaines filières en matières premières ou en énergie, le gouvernement a présenté lundi un nouveau type de prêts pour l’industrie, d’un montant compris entre 50 000 et 5 millions d’euros et d’une durée pouvant atteindre dix ans.

Le dispositif d’avances remboursables mis en place pendant la crise sanitaire pourra, d’autre part, désormais être cumulé avec un prêt garanti par l’État (PGE) ou un prêt bonifié, a aussi annoncé Bercy, qui avait réuni les représentants de l’ensemble des branches industrielles lundi après-midi.

Les prêts pour l’industrie, dont l’enveloppe totale pourra atteindre 700 millions d’euros à terme, seront accordés par la banque publique d’investissements Bpifrance.

Ce nouveau prêt aura « deux ans de différé d’amortissement du capital permettant à l’entreprise de lisser la charge de remboursement de sa dette, et confortant ainsi sa structure financière », selon un communiqué du ministère.

Le fonds de garantie nécessaire à ces nouveaux prêts représente une dépense budgétaire de 50 à 70 millions d’euros. Cet argent proviendra « du redéploiement par sous-consommation de certains dispositifs » d’aides aux entreprises décidées par la banque publique, a-t-on indiqué au ministère de l’Economie lors d’un point de presse en ligne.

Contrairement aux prêts garantis par l’État dont Bercy a confirmé la prolongation pour six mois jusqu’en juin 2022, les prêts pour l’industrie ne constituent pas une aide d’État car ils sont remboursables au taux de marché et ne nécessitent donc pas l’aval de la Commission européenne, a précisé le ministère.

Le gouvernement facilitera aussi l’octroi de nouvelles facilités de paiement des cotisations sociales et fiscales pour les entreprises fragilisées par les tensions d’approvisionnement.

Les reports cumulés de ces charges, depuis le début de la crise, ont déjà atteint 50 milliards d’euros, a rappelé Bercy.

Les entreprises les plus affectées par les perturbations des chaînes logistiques mondiales se trouvent notamment dans l’industrie automobile, un secteur où trois dirigeants sur quatre signalent des problèmes de trésorerie le plus souvent liés à une sous-utilisation des capacités de production en raison des pénuries, toujours selon le ministère.

« Le secteur automobile est l’un des plus touchés puisqu’il fait face à la fois au renchérissement des matières premières, avec certains métaux dont les coûts ont pu augmenter de 100%, les plastiques jusqu’à 110% et le caoutchouc parfois jusqu’à 80%, ainsi qu’à la crise des semi-conducteurs qui les impacte doublement », a rappelé un conseiller du ministère.