Alpes-de-Haute-Provence : Luc Chen ou l’histoire d’une intégration réussie

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Luc Chen, français d’origine chinoise est arrivé de l’île de Taïwan en 76 avec sa maman. Cette mère de famille nombreuse a laissé son mari et ses enfants derrière elle pour élever son petit dernier à Paris. Luc, de son vrai nom Wei Shing (petite étoile), après plus de 40 ans en France (Paris, Picardie, Corse, maintenant Saint-André), désirait mettre en avant son adaptation réussie : « On ne parle pas assez de l’intégration des Asiatiques » regrette-t-il. Aussi, par son premier livre « Ma vie vouée à l’intégration », il a voulu montrer qu’en apprenant la langue rapidement et en se comportant de façon positive on pouvait complètement s’adapter. À son grand regret, sa maman par contre n’a jamais réussi à parler français « Le français pour moi c’est du chinois »! Répète-t-il avec humour. Luc, par contre, s’est battu pour affronter l’inconnu et devenir plus français que les Français. Son livre contient 88 pages, « court mais intense » dit-il en riant d’une part car le 8 porte-bonheur en Chine, mais aussi parce qu’il se dit « Pa » en chinois, ce qui donne pa-pa. (À savoir qu’il ne reverra jamais son père qui mourra avant de les rejoindre en France). Luc Chen parle de son art avec humilité : « Quand on écrit un premier livre, on est auteur mais pas écrivain (…) on devient écrivain plus tard en répondant aux questions des lecteurs ». Pour lui, ses livres sont « un remerciement, un témoignage, pour rendre hommage à notre bel hexagone », ce qui ne l’empêche pas de garder Taïwan et ses racines dans son coeur « Ne jamais oublier d’où l’on vient (…) Notre histoire nous appartient ».

Après, « De Taïwan à la Corse, itinéraire d’un insulaire venu d’ailleurs », plus récemment Luc a publié son dernier livre dédié à sa mère qu’il chérissait : « Partir, arriver et rester pour l’amour d’un enfant ».

Le secret d’une intégration réussie ? L’amour et le respect du pays accueillant, doublé de l’attachement à son pays d’origine, mais surtout une force incroyable et un espoir communicatif !